Étude sur l'investissement et l'adoption de pratiques innovantes et durables pour la relance de l'industrie de la mode et de l'habillement au Québec
Étude sur l'investissement et l'adoption de pratiques innovantes et durables pour la relance de l'industrie de la mode et de l'habillement au Québec

Vestechpro est fier de présenter une étude visant à orienter la relance de l’industrie de la mode et de l’habillement au Québec. Initiée par le ministère de l’Économie et de l’Innovation, la publication du document a été rendu possible grâce à la participation de nombreux acteurs de l'industrie à un sondage effectué durant la dernière

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14/12/20

La science du couvre-visage s’accélère

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Vestechpro en mode croissance et recrutement

Le port du couvre-visage a suscité de nombreux débats depuis son apparition dans l’espace communautaire en mars dernier. Presqu’un an après le début officiel de la pandémie au Canada, l’accessoire qui nous apparaît désormais comme le symbole de la crise sanitaire, continue d’évoluer.

Les nombreuses positions et rétractations des gouvernements à l’égard de sa nécessité et de son efficacité, tout comme une multitude de recommandations de sources plus ou moins informées, ont contribué au développement rapide d’un accessoire dont nous ne soupçonnions pas la portée au printemps dernier. Aujourd’hui disponible en plusieurs modèles, textures et couleurs, et dont le prix satisfait toutes les bourses, plusieurs questions demeurent sans réponses quant au niveau de protection que devrait procurer le couvre-visage non sanitaire.

Dès le début de la pandémie, Vestechpro a développé une expertise approfondie sur les masques médicaux et les couvre-visages non sanitaires. À travers des activités de recherche, de conception, de production et de communication, le Centre a contribué au développement d’accessoires de protection performants. Les premiers couvre-visages destinés à l’usage courant ont été confectionnés dans l’urgence alors que peu d’information sur le sujet était disponible. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de constater que les besoins ainsi que les standards de protection se sont précisés, et que l’offre tend à répondre à de nouvelles habitudes de consommation.
En changeant ses directives sur les masques non médicaux au mois de juin, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a permis d’ajouter un chapitre supplémentaire à l’histoire du couvre-visage. L’accessoire doit désormais comporter deux couches de textile tissé (par exemple le coton ou le lin), et une troisième couche centrale en matière filtrante (du polypropylène non tissé). La nécessité d’ajouter cette épaisseur supplémentaire visant à bloquer de plus petites particules infectieuses s’est révélé grâce à de nouvelles études scientifiques sur le coronavirus et plus particulièrement sur la taille des gouttelettes projetées dans l’air. Les autorités canadiennes et québécoises de santé publique ont choisi d’adhérer à cette directive de l’OMS en novembre dernier.
Par ailleurs, des travaux récents effectués par l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) suggèrent que certains standards de performance de couvre-visages non sanitaires atteindraient presque ceux de masques médicaux. Si ces standards sont établis, approuvés par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) et rendus accessibles aux fabricants et aux utilisateurs, il deviendrait plus facile de produire un couvre-visage non médical sécuritaire et de faire des choix individuels lors de l’achat. L’amélioration de la performance des couvre-visages non sanitaires est motivée par l’atteinte des objectifs suivants :

1) Procurer aux travailleurs pour lesquels le port du masque médical était devenu obligatoire dans les milieux de travail, un masque non médical mais tout aussi efficace que celui-ci, soit un couvre-visage pouvant comporter trois épaisseurs et ayant reçu une attestation de performance d’une organisation certifiée;
2) Réduire l’utilisation du masque médical certifié dont les quantités sont limitées afin de les réserver au personnel du secteur de la santé;
3) Rehausser l’efficacité des masques artisanaux de façon générale.
Dans la foulée des conclusions des travaux de l’IRSST, l’Institut nationale de santé publique du Québec a mandaté la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) et le BNQ pour développer un fascicule d'attestation de nouveaux masques non médicaux réutilisables ou à usage unique, pour les milieux de travail reconnus par la CNESST. Le fascicule intitulé BNQ 1922-900 Masques à usage non médical pour les milieux de travail – fascicule d’attestation et dont la publication est prévue en décembre 2020 nous renseignera sur les critères de qualité et de performance ainsi que les méthodes d’essai de nouveaux masques non sanitaires, et servira de référence aux entreprises pour faire connaître la conformité de leurs produits.
Conséquemment, la BNQ sera en mesure d’offrir une attestation pour les couvre-visages non sanitaires présentant une performance équivalente aux masques de procédure très prochainement. À l’invitation du BNQ, Vestechpro a participé à l'étape de consultation ciblée pour commenter le document et contribuer à ce qu’il fasse consensus dans le milieu.
La demande soutenue de couvre-visages non sanitaires continue de susciter de nombreux projets de recherche appliquée dont les aboutissements bénéficieront à la communauté et aux travailleurs. Vestechpro coopère activement au développement de cet accessoire devenu très rapidement un classique parmi les accessoires essentiels en 2020… et en 2021 !

Vous souhaitez être accompagné dans un projet de production d’équipement de protection individuel ? N’hésitez pas à nous contacter : [email protected]

Références : Masques à usage non médical - BNQ

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